Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /Déc /2009 06:07

Le Coran et la civilisation musulmane

Le Coran et la civilisation musulmane
Depuis les débuts de l'islam, chaque époque historique sécrète des interprétations nouvelles du Coran. Il en est ainsi, par exemple, de nos jours, avec l'immense exégèse coranique rédigée dans une perspective «intégriste» par l'Égyptien Sayyid Qutb.

L'impact sur les sciences religieuses et profanes

L'impact sur les sciences religieuses et profanes
En tout premier lieu, il a fallu comprendre les paroles révélées, devenues l'objet de la science des commentaires coraniques (attafsir). Après la mort du Prophète, les fidèles en quête du sens exact du Coran firent appel aux témoignages de sa famille, de ses proches et de ses successeurs : l'interprétation du Coran s'est alors aidée du recueil des traditions (hadith), contenues dans d'énormes volumes et éclairant tel ou tel fait coranique. Mais, en même temps, on devait s'assurer d'une compréhension exacte de la langue de la révélation, ce qui a posé de sérieux problèmes compte tenu de l'état peu élaboré dans lequel se trouvait l'arabe écrit à l'époque du Prophète. Des linguistes se sont alors emparés du texte, ont construit les théories grammaticales et dressé l'inventaire du vocabulaire de la langue arabe. Cette entreprise supposait que l'écriture arabe elle-même se précisât et s'affinât ; la reproduction écrite du Coran a ainsi donné naissance à un art typique de la civilisation islamique, la calligraphie, à laquelle s'est ajoutée l'enluminure, avec ses formes géométriques colorées et ses décors végétaux (ne contenant jamais de figuration humaine). Parallèlement, la récitation rituelle du Coran s'est muée en un art vocal aux techniques précises.

Le Coran dans la vie des musulmans

Le Coran dans la vie des musulmans
Dans les pays musulmans, l'étude du Coran fait partie du programme scolaire, notamment dans le cadre des écoles coraniques. Certaines sourates, surtout la première (« l'Ouvrante »), sont récitées quotidiennement par les croyants à l'occasion des cinq prières obligatoires. La sourate « Ya-sin » est habituellement récitée sur les morts. De même, le tout premier mot du Coran – Bismillah (« au nom d'Allah ») – est utilisé très souvent au début d'une action (avant de manger ou d'entrer dans une maison, par exemple). Enfin, parce que le Coran renferme la parole divine, les fidèles lui attribuent des pouvoirs exceptionnels : sa présence est censée éloigner le mal d'une maison ou d'une personne, et les fragments recopiés et sertis dans des amulettes diverses sont supposés protéger efficacement ou déclencher des événements souhaités.



De nos jours, les moyens de communication nouveaux – radio, télévision, cassettes, et même disquettes pour micro-ordinateurs – se sont emparés de la diffusion du Coran.

Le Coran et la religion islamique

Le Coran et la religion islamique
Le Coran est à la base de l'islam, avec les témoignages de la tradition sur ce qu'a dit et fait le Prophète (as-sunna). Durant les trois premiers siècles de l'hégire, des docteurs ont établi, en se servant de ces deux sources, les fondements du droit musulman (al-fiqh), qui régit les différents secteurs de la vie en société, notamment le statut personnel (mariage, divorce, héritage). La théologie musulmane (al-kalaam) est également issue des réflexions sur la façon dont Allah est présenté dans le Coran, sur ses noms et ses attributs. Une grande dispute théologique a opposé ceux pour qui le Coran avait été créé au moment de sa révélation et ceux qui étaient persuadés de son existence éternelle, donc incréée. L'élaboration du culte musulman s'est appuyée sur les prescriptions coraniques devenues pratiques obligatoires : prière, aumône, jeûne, pèlerinage, à quoi s'est ajoutée la profession de foi sur l'unicité d'Allah et la mission de son Prophète. À son tour, la tendance mystique de l'islam a trouvé dans les interprétations allégoriques de certains termes et versets du Coran la justification de ses visées spirituelles, prélude à la naissance des confréries islamiques

La carte

L'islam dans le monde
Carte des pays dont la communauté musulmane représente plus de 10 % de la population. En vert les pays à majorité sunnite en rouge ceux à majorité chiite.
La carte 

La naissance de l'islam

La naissance de l'islam
L'islam remonte historiquement à l'époque où le prophète Mahomet (570-632) reçut les révélations transcrites dans le Coran. Cependant, les musulmans ne datent pas la naissance de leur religion au VIIe siècle, car ils ne la considèrent pas comme une innovation mais comme le rétablissement de la véritable religion d'Abraham. Pour eux, l'islam est une religion intemporelle, non seulement parce qu'elle professe la «vérité éternelle», mais aussi parce qu'elle devrait être la religion de tous les hommes.
Par Melanie Yakhou
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Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /Déc /2009 06:09

Le Prophète

Le Prophète
Mahomet est né vers 570, dans la tribu des Qoraïchites, à La Mecque, plaque tournante du commerce en Arabie occidentale. Vers 610, il eut la première série de révélations qui le persuadèrent qu'il avait été choisi comme messager de Dieu. Il commença à apporter le message qui lui avait été confié, à savoir qu'il n'existait qu'un seul Dieu, auquel l'humanité tout entière devait se soumettre. S'étant attiré l'animosité de ses concitoyens par ses attaques contre le polythéisme, Mahomet finit par émigrer à Médine avec quelques disciples. Cet exil, appelé l'hégire (hidjra), eut lieu en 622 ; les musulmans fixèrent au début de cette année-là le point de départ de leur calendrier lunaire (Anno Hegirae, ou AH).



A Médine, Mahomet fut reconnu comme chef religieux et militaire. En l'espace de quelques années, la région de Médine passa sous son contrôle, et, en 630, il conquit enfin La Mecque. La Kaaba, sanctuaire qui avait abrité les idoles des païens de cette ville, fut alors consacrée au culte d'Allah et devint un lieu de pèlerinage pour tous les musulmans. À sa mort, en 632, Mahomet avait rallié la plupart des tribus arabes à l'islam. Il avait jeté les bases d'une communauté (umma) régie par les lois de Dieu.



D'après le Coran, Mahomet est le Sceau des prophètes, le dernier d'une lignée de messagers de Dieu qui commence avec Adam et comprend Abraham, Noé, Moïse et Jésus. Pour l'édification des générations à venir, il transmit la parole de Dieu qui lui avait été révélée et était consignée dans le Coran, ainsi que ses jugements et ses décisions (sunna) telles qu'elles sont rapportées par les hadith («récits»).

L'essor de l'empire musulman

L'essor de l'empire musulman
A la mort de Mahomet, un calife («successeur») fut choisi pour le remplacer. Abou Bakr (calife de 632 à 634), beau-père du Prophète, lui succéda comme premier calife ; il lança un mouvement expansionniste qui connut un essor considérable sous les deux califes suivants, Omar Ier (calife de 634 à 644) et Othman (calife de 644 à 656). En 656, le califat s'étendait sur toute la péninsule Arabique, la Palestine et la Syrie, l'Égypte et la Libye, la Mésopotamie, ainsi que sur une partie importante de l'Arménie et de la Perse. À la suite de l'assassinat d'Othman, les dissensions entre les adeptes des deux branches de la famille de Mahomet – les descendants de Hachim et ceux d'Omayya – aboutirent au schisme entre les chiites et les sunnites, qui, à l'heure actuelle, divise encore la communauté musulmane. Après l'assassinat d'Ali (calife de 656 à 661), le gendre du Prophète, qui appartenait à la branche hachémite, les chiites refusèrent de reconnaître Moawiyya Ier, le gouverneur syrien qui accéda alors au pouvoir.



Moawiyya établit pour près de quatre-vingt-dix ans le califat omeyyade (661-750), qui prit Damas pour capitale. Il s'ensuivit une seconde vague expansionniste. Après la conquête de la Tunisie, en 670, les troupes musulmanes atteignirent, en 710, l'extrémité nord-ouest de l'Afrique du Nord, et l'année suivante elles traversèrent le détroit de Gibraltar, conquirent rapidement l'Espagne et pénétrèrent en France jusqu'à Poitiers, où elles furent refoulées en 732. Sur la frontière nord, à plusieurs reprises elles assiégèrent sans succès Constantinople, avant d'atteindre l'est de l'Indus. L'empire musulman s'étendait dès lors aux frontières de la Chine et de l'Inde, avec quelques colonies au Pendjab.

Dynasties rivales et villes concurrentes

Dynasties rivales et villes concurrentes
En 750, la dynastie Omeyyade fut évincée à Damas par les Abbassides, qui transférèrent à Bagdad la capitale du califat. Débuta alors une période davantage marquée par un développement spirituel que par une expansion géographique. Comme en témoignent les œuvres des philosophes al-Kindi, al-Farabi et Ibn Sina (Avicenne), les érudits musulmans jouèrent à cette époque un rôle prépondérant dans le domaine de la littérature, des sciences et de la philosophie.



Le pouvoir politique abbasside fut ébranlé par plusieurs dynasties rivales : une dynastie omeyyade de Cordoue s'imposa en Espagne (756-1031) ; les Fatimides, dynastie alliée aux ismaéliens (courant minoritaire chiite), s'établirent en Tunisie (909) avant de gouverner l'Égypte (969-1171) ; les Almoravides et les Almohades, dynasties musulmanes berbères, régnèrent successivement sur l'Afrique du Nord et l'Espagne du milieu du XIe siècle au milieu du XIIIe siècle ; les Seldjoukides, dynastie turque musulmane, prirent Bagdad en 1055, et leur victoire sur les Byzantins en 1071 entraîna, indirectement, les croisades chrétiennes (1096-1254) contre le monde musulman ; les Ayyoubides succédèrent, en 1171, aux Fatimides en Égypte et jouèrent un rôle important par la suite, face aux croisés. Les Abbassides furent finalement renversés en 1258, à Bagdad, par les Moghols. Un membre de la dynastie s'enfuit en Égypte, où il fut reconnu comme calife. Alors que la communauté de foi demeurait une réalité incontestable, l'unité politique du monde musulman était rompue à jamais.

La diffusion de l'islam

La diffusion de l'islam
En Turquie, la dynastie Ottomane, qui avait été fondée vers 1300 par Osman I, devint une puissance mondiale dominante au XVe siècle et continua de jouer un rôle très important tout au long des XVIe et XVIIe siècles. L'Empire byzantin, contre lequel les armées musulmanes guerroyaient depuis les débuts de l'islam, tomba lorsque le sultan ottoman Mehmet II conquit Constantinople, en 1453, et en fit la capitale de l'Empire ottoman.



Au cours de la première moitié du XVIe siècle, l'Empire ottoman, qui était déjà fermement établi à travers toute l'Anatolie et dans la majeure partie des Balkans, conquit la Syrie, l'Égypte (les sultans prirent le titre de calife après avoir déposé le dernier Abbasside au Caire) et l'Afrique du Nord. S'étendant aussi considérablement au nord-ouest, il pénétra en Europe, assiégeant Vienne en 1529. La défaite de la flotte ottomane à la bataille de Lépante, en 1571, ne marqua pas, comme de nombreux Européens l'espéraient, le début d'une dislocation rapide de l'Empire ottoman : plus d'un siècle plus tard, en 1683, les troupes ottomanes mirent à nouveau le siège devant Vienne. Le déclin de l'Empire devint plus visible à partir de la fin du XVIIe siècle, et il ne survécut pas à la Première Guerre mondiale. La Turquie devint une république, à l'instigation de Mustafa Kemal Atatürk, en 1923, et le califat fut aboli en 1924.



Les Grands-Moghols, une dynastie musulmane d'origine mongole, conquirent le nord de l'Inde en 1526. L'Empire moghol atteignit l'apogée de sa puissance entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIIe siècle. Sous les empereurs Akbar, Jahangir, Chah Jahan et Aurangzeb, la domination moghole s'étendit à la majeure partie du sous-continent, où la culture islamique, marquée d'une profonde empreinte persane, s'implanta. La splendeur des Grands-Moghols trouve une expression particulière dans leur architecture. Au XVIIIe siècle, l'Empire moghol commença à décliner. Il survécut, du moins à travers son nom, jusqu'en 1858, lorsque le dernier sultan fut déposé par les Britanniques
Par Melanie Yakhou
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Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /Déc /2009 06:10

L'influence islamique en Indonésie et en Afrique

L'influence islamique en Indonésie et en Afrique
Si des marchands musulmans eurent sans doute des contacts sporadiques en Indonésie à partir du Xe siècle, ce n'est qu'au XIIIe siècle que l'islam s'établit à Sumatra, où de petits Etats musulmans se constituèrent sur la côte nord-est. L'islam finit par gagner Java au XVIe siècle, puis se diffusa, généralement de façon pacifique, des zones côtières vers l'intérieur des terres, en tous les points de l'archipel indonésien. Au XIXe siècle, il avait atteint le nord-est et gagné les Philippines. De nos jours, les musulmans représentent environ 85 % de la population indonésienne.



L'islam pénétra l'Afrique occidentale en trois phases principales. A partir du Xe siècle, il s'étendit chez les caravaniers arabes et berbères. Puis suivit une période d'islamisation progressive de certaines cours royales, notamment celle du célèbre roi Kankan Moussa, qui régna de 1312 à 1337 au Mali. Enfin, au XVIe siècle, les sectes soufis, des confréries de mystiques telles que la Qadiriyya, la Tidjaniyya, la Muridiyya, ainsi que des saints et des érudits, commencèrent à jouer un rôle important. Le XIXe siècle connut plusieurs guerres saintes (djihad), destinées à débarrasser l'islam des influences païennes, et, à la fin du XIXe siècle et au cours de la première moitié du XXe siècle, les musulmans prirent une part active à la résistance contre les puissances coloniales. L'islam joue un rôle important dans l'Afrique postcoloniale, notamment au Nigeria, au Sénégal, en Guinée, au Mali et au Niger ; des communautés islamiques plus modestes sont installées dans les autres États de l'Afrique occidentale.

L'islam dans le monde moderne

L'islam dans le monde moderne
L'expédition conduite par Bonaparte en Égypte, en 1798, suivie trois ans plus tard par l'expulsion des troupes françaises par Britanniques et Ottomans alliés, est souvent considérée comme le début de la période moderne de l'islam. L'arrivée au pouvoir de Méhémet-Ali, qui entreprit de reformer l'Égypte, dont il fut le vice-roi de 1805 à 1849, marqua en effet le début de la longue lutte d'un monde musulman désireux de se libérer des tutelles coloniales et d'établir des États indépendants. La résistance contre la domination étrangère ainsi que l'effort pour rendre à la communauté musulmane la place qu'elle souhaitait occuper dans le monde moderne caractérisent aussi bien les courants panislamiques, tel celui mené par Djamal al-Din al-Afghani, que les mouvements nationalistes du XXe siècle.



L'évolution politique, sociale et économique des nombreux pays à majorité musulmane présente des différences considérables. La Turquie ainsi que de nombreux pays arabes sont devenus des républiques laïques, alors que l'Arabie Saoudite demeure une monarchie absolue, gouvernée au nom de la loi islamique la plus tricte (wahhabisme).



De 1925 à 1979, l'Iran fut dirigé par des souverains Pahlavi, dont la politique favorisa la laïcisation et l'occidentalisation du pays. La résistance croissante de la communauté musulmane, en grande majorité chiite, conduisit au départ forcé du chah et à l'établissement d'une république islamique sous l'égide de l'ayatollah Khomeyni. Depuis 1979, le Pakistan, le Soudan et l'Afghanistan sont devenus également des États islamiques, dont la Constitution prévoit l'application par l'État de la loi islamique (charia).


Les dogmes islamiques

Les dogmes islamiques
Souvent enseignés au moyen d'un « catéchisme », par le biais de questions et de réponses, les dogmes islamiques sont généralement traités selon six grandes catégories : Dieu, les anges, les Écritures, les prophètes, le Jugement dernier et la prédestination. La conception musulmane de Dieu est déterminante pour tous les autres éléments de la foi. Parmi les anges (qui sont tous serviteurs d'Allah et soumis à son pouvoir), certains sont censés jouer un rôle particulièrement important dans la vie quotidienne des musulmans : notamment les anges gardiens, qui notent les actes des hommes et dont ces derniers auront à répondre le jour du Jugement dernier, ainsi que l'ange de la mort et ceux qui interrogent les morts dans leurs tombeaux. Djibrail (Gabriel), dont le nom est mentionné dans le Coran, est celui qui transmit la révélation divine au Prophète.



Promesse ou menace, le Jugement dernier occupe une place importante dans le Coran, dans la pensée et la piété musulmanes. Le jour du Jugement dernier Yom al-Dinn que seul Dieu peut connaître, chaque âme devra répondre de ses actes. L'une des questions fondamentales qui se situent au cœur des discussions théologiques sur le Jugement dernier, et plus généralement sur le concept de Dieu, est de savoir si les descriptions que donne le Coran du paradis et de l'enfer comme des apparitions de Dieu doivent être interprétées de façon littérale ou allégorique. La conception dominante adopte le principe de l'interprétation littérale (Dieu est assis sur le trône, il possède des mains), mais elle introduit des nuances en affirmant que les hommes n'ont pas la faculté de juger et qu'ils doivent éviter de s'interroger sur Allah, car Dieu est incomparable.



La question de la prédestination témoigne du même théocentrisme. Se référant à la toute-puissance divine qui seule peut guider les hommes vers la foi («Si Dieu ne nous avait guidés, nous n'aurions sûrement jamais été guidés»), nombreux furent ceux qui en conclurent que Dieu décide également de ne pas guider certains hommes, les laissant s'égarer ou même les égarant délibérément. Dans les débats théologiques ultérieurs, les détracteurs de la prédestination se préoccupaient moins de la liberté et de la dignité humaines que de la défense de l'honneur de Dieu.

Controverses théologiques

Controverses théologiques
D'après les mutazilites, adeptes d'un courant théologique apparu au VIIIe siècle, et les qadirites, confrérie religieuse fondée au XIIe siècle, le message coranique de la justice divine « qui ne lèse pas les hommes » («Ils se lèsent eux-mêmes») exclut la notion d'un Dieu punissant les hommes pour les péchés et l'incroyance, dont ils ne sont pas réellement responsables. Leurs adversaires défendaient au contraire la doctrine de la liberté souveraine de Dieu : ils affirmaient que la liberté divine ne souffre aucune restriction et n'obéit même pas à l'obligation de «faire ce qui est le mieux pour ses créatures».



Au Xe siècle, deux théologiens renommés, al-Achari et al-Maturidi, proposèrent des réponses qui influenceront la position sunnite : les actes humains sont voulus et créés par Dieu, mais, pour les faire siens, l'homme doit se les approprier. Dès lors, la conception de Dieu comme Créateur, le Seul et l'Unique, allait de pair avec l'affirmation de la responsabilité humaine.



Un autre débat se fit jour autour du concept de l'unité divine, au sujet de l'essence et des attributs de Dieu. Il portait sur la question de savoir si le Coran, c'est-à-dire la parole divine, est créé ou incréé. Les défenseurs de la première conception affirmaient que si le Coran est incréé il faut supposer un second principe de réalité éternelle ; or Dieu seul est éternel et on ne peut concevoir l'éternité en dehors de Dieu. Selon leurs contradicteurs, soutenir que le Coran est créé revient à porter atteinte à la nature divine du livre sacré. Selon les sunnites, le Coran en tant qu'écrit ou recueil de prières est créé, mais il est la manifestation de l'éternel «discours intérieur» divin, qui précède toute expression orale ou écrite.



Profondément ancrées dans le contexte sociopolitique qui les a vus naître, les querelles théologiques divisèrent l'islam dès ses débuts. Les chiites soutenaient que seuls «les membres de la famille» (les Hachémites ou, dans un sens plus limité, les descendants du Prophète par sa fille Fatima et son mari Ali) pouvaient prétendre au califat. Un autre groupe, les kharidjites, (littéralement, «ceux qui ont fait sécession»), se sépara d'Ali (assassiné par un adepte de la secte) et des Omeyyades. Selon leur doctrine, la confession ou la foi ne font pas le croyant à elles seules, et quiconque commet un péché grave est un incroyant voué à l'enfer. Ils appliquèrent cet argument même aux chefs de la communauté en affirmant que les califes qui avaient gravement péché ne pouvaient réclamer l'allégeance des fidèles.



La majorité des musulmans accepta le principe d'une concordance entre la foi et les actes, mais, en insistant sur le fait que Dieu seul peut juger si un homme est croyant ou incroyant, rejeta l'idéal kharidjite qui consistait à établir ici-bas une pure communauté de croyants. Partant du principe que dans l'attente du Jugement dernier il convient de renoncer à juger autrui, les musulmans reconnaissent toute personne comme membre de la communauté des croyants à condition qu'elle accepte les «cinq piliers de la foi». Renoncer à juger autrui implique également le respect du pouvoir politique musulman, même si ceux qui l'exercent se livrent à des pratiques condamnables.

Le culte islamique et Les devoirs religieux

Le culte islamique et Les devoirs religieux
Les traditionnels devoirs élémentaires de tout musulman révèlent à quel point la foi et les actes sont liés dans cette religion.

Les « cinq piliers » de l'islam sont : le chahada, la profession de foi en Dieu et en la mission de Mahomet ; la salaat, prière rituelle accomplie cinq fois par jour en se tournant vers La Mecque ; le zakaat, don de l'aumône dans des proportions prescrites ; le sawm, jeûne pratiqué dans la journée lors du mois du ramadan ; le hadj, pèlerinage à La Mecque, obligatoire pour chaque croyant capable financièrement et physiquement de l'accomplir.



La profession de foi en Dieu se situe au même niveau que l'intérêt porté aux pauvres, et qui se manifeste dans la pratique de l'aumône. L'engagement personnel du croyant, exprimé très clairement dans la formulation même de la chahada («Je professe que Dieu seul est Dieu et que Mahomet est son prophète»), se double d'une conscience profonde, transmise par les prières rituelles et le pèlerinage, de la force que représentent la communion dans la foi et la communauté de tous les croyants.



La pratique religieuse ne se réduit pas aux mots et aux gestes spécifiés par la salaat ; elle se concrétise également dans de nombreuses prières personnelles et dans les réunions de la congrégation dans la mosquée centrale le vendredi ainsi que dans la célébration des deux principales fêtes : l' id al-fitr, fête qui marque la fin du jeûne du ramadan, et l' id al-adha, fête du sacrifice, consacrée à la mémoire d'Abraham qui accepta d'immoler son fils. Cette dernière est célébrée, le dixième jour du mois du pèlerinage, par les pèlerins et par ceux qui restent chez eux.



La guerre sainte, ou djihad (littéralement, «effort» pour se rapprocher de Dieu), constitue également une obligation pour les hommes d'âge adulte, appelés à propager l'islam dans des territoires non encore acquis à la religion musulmane ou à protéger l'islam lorsqu'il est menacé par des non-musulmans et que les croyants peuvent raisonnablement espérer leur infliger une défaite.

Une religion syncrétique

Une religion syncrétique
L'islam est sans aucun doute une religion syncrétique : il reconnaît que Dieu a envoyé ses prophètes à tous les peuples et qu'il a accordé «les Écritures et la qualité de prophète» à Abraham et à ses descendants. Il s'ensuit que les musulmans sont conscients du lien très étroit qui existe entre les partisans de l'islam, du judaïsme et du christianisme, tous enfants d'Abraham. Au cours de l'histoire, certains croyants ont discerné la vérité divine et s'en sont remis à elle seule : parmi ces « musulmans d'avant Mahomet », le Coran mentionne notamment Abraham et ses fils, Salomon et la reine de Saba, les disciples de Jésus. Ce syncrétisme s'exprime également dans le fait que les musulmans reconnaissent les premières Écritures, à savoir les Taurat (Torah), prescrite à Moïse, les Mazamir (Psaumes) de David et l' Indjil (Évangile) de Jésus.



Les musulmans ont repris au judaïsme l'interdiction de la représentation humaine. Les termes utilisés par Mahomet sont souvent traduisibles par «idoles» ou «images» dans le contexte d'alors ; s'ils faisaient sans doute plutôt allusion aux idoles, ils seront interprétés par la suite comme désignant des images.



Cette reconnaissance d'autres prophètes que Mahomet et d'autres Écritures saintes que le Coran s'accompagne de la ferme conviction que la révélation de la parole divine, l'envoi du prophète Mahomet et la fondation de l'islam sont l'accomplissement de la bonté divine. Selon l'islam, ceux qui reconnaissent le message du Coran comme l'ultime vérité sont par conséquent de vrais croyants, tandis que ceux qui le rejettent sont des incroyants, quel que soit le nom qu'ils se donnent.

Quoi que tu imagines dans ton esprit,

Quoi que tu imagines dans ton esprit,
De tous temps, des preuves évidentes ont été données à propos de l'existence de Dieu. Des hommes furent désignés par le Tout Puissant pour que la connaissance des préceptes divins soit accessible à tous. Ainsi, le musulman doit croire en tous les prophètes depuis Adam jusqu'à Mouhammad (Que la Paix et Salut soient sur eux). Mouhammad est le dernier prophète de l'Islam et, comme tous les autres, un modèle pour tous les hommes. Dieu nous a révélé le Saint Coran au travers du prophète Mouhammad.
Comme pour les précédents prophètes et les livres qu'ils ont pu recevoir, beaucoup d'hommes ont mis en doute le fait que le Saint Coran ait été révélé par Dieu. Pour eux, Mouhammad en est l'auteur. Et pourtant, des preuves évidentes et des faits scientifiques jusqu'alors inconnus furent révélés.

Afin d'illustrer mon propos, j'emprunterais deux exemples tirés du livre d'Ahmed DEEDAT, "El Qor'an, le miracle ultime" et un autre directement issu du Saint Coran, la description du développement embryonnaire. Vous trouverez également des extraits du Coran, à lire et à écouter, sur ses mérites ainsi qu'un bref historique sur compilation du Coran.
Par Melanie Yakhou
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Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /Déc /2009 06:13

La création de l'univers.

La création de l'univers.
Ces éléments sont extraits d'un dialogue entre Ahmed DEEDAT (AD) et un Homme de Science (HdS).

AD "Vous, homme de science qui avez étudié l'astronomie et qui étudiez notre univers à travers vos puissants télescopes comme si vous scrutiez un objet dans la paume de votre main, dites-moi comment l'univers a-t-il pu exister?"
HdS "Et bien il y a des milliards d'années, notre univers n'était qu'une seule matière quand une "violente déflagration" en son centre la fit éclater en milliers de morceaux qui volèrent dans toutes les directions. De ce grand fracas naquit notre système solaire tout comme les galaxies. Or, étant donné qu'il n'y a aucune résistance dans l'espace à cette force d'impulsion originelle générée par l'explosion initiale, les étoiles et les planètes voguent dans leurs orbites. Le nôtre est un univers en expansion. Les galaxies s'éloignent de nous de plus en plus vite. Et dès qu'elles atteindront la vitesse de la lumière, nous ne serons plus en mesure de les observer à nouveau. Nous devons construire de meilleurs et plus grands télescopes le plus rapidement possible afin d'étudier les horizons, sinon nous risquons de rater le train en marche."
AD "Quand avez-vous découvert cette histoire légendaire?"
HdS "Non, ce ne sont pas des légendes mais des faits scientifiques!"
AD "D'accord, j'accepte les faits, pour ce que tu en dis, mais dis-moi depuis quand en as-tu pris connaissance?"
HdS "Depuis hier seulement!"
AD "Cinquante années ne sont "qu'hier" dans l'histoire de l'humanité. Un arabe illettré vivant dans le désert 1400 ans plus tôt ne pourrait jamais avoir votre connaissance de la "violente déflagration" et de "l'univers en expansion". Le peut-il?"
HdS "Non, jamais!"
AD "Alors écoute ce que cet homme disait sous l'inspiration de Dieu:"
Sourate 21, Verset 33
Et c'est lui qui a créé la nuit et le jour, le soleil et la lune. Chacun voguant dans une orbite.

Sourate 21, Verset 30
Les incrédules n'ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte? Nous les avons ensuite séparées.


La création de la vie.

La création de la vie.
Ces éléments sont extraits d'un dialogue entre Ahmed DEEDAT (AD) et un Homme de Science (HdS).

AD "Et vous biologistes qui semblez avoir mis vos doigts sur toute vie organique, et cependant vous avez la témérité de renier l'existence de la source de la vie qui est Dieu. Dites-moi, selon votre recherche tant vantée, quelle est l'origine de la vie?"
HdS "Bien, il y a de cela des milliards d'années, la matière primitive dans la mer donna naissance au protoplasme. De celui-ci est venu l'amibe. Et de cette fange dans las mer est venue toute chose vivante. En un mot, toute vie provient de la mer. Ce qui signifie de l'eau!"
AD "Et depuis quand savez-vous que tout ce qui vit provient de l'eau?"
HdS "Depuis hier"
AD "Aucun homme de savoir, aucun philosophe ou poète n'aurait pu deviner votre découverte quatorze siècles plus tôt. Ou bien est-ce possible?"
HdS "Non, jamais!"
AD "Bien, écoute alors cet illettré fils du désert :"
Sourate 21, Verset 30
... Et nous avons créé, à partir de l'eau, toute chose vivante. Ne croient-ils donc pas?




 

Le développement embryonnaire.

Le développement embryonnaire.
On trouve ici et là dans le Coran des énoncés faisant référence à la reproduction et au développement de l'être humain. Ce n'est que récemment que la signification scientifique de certains de ces versets a pu être apprécié pleinement. Le long délai dans l'interprétation juste de ces versets est dû principalement à des traductions et à des commentaires inexacts et à un manque de sensibilisation à la connaissance scientifique.

L'intérêt pour les explications des versets du Coran n'est pas nouveau. Les gens avaient l'habitude d'interroger le Prophète Mohammed sur toutes sortes de questions concernant la signification des versets faisant référence à la reproduction humaine. Les réponses du Prophète forment la base de la littérature sur les Hadith.

La version française des versets du Coran qui sont interprétés dans cet article est basée sur les traductions anglaises fournies par le Cheikh Abdul Majid Zendani, professeur d'Études Islamiques à l'Université Abdulaziz, à Jeddah, en Arabie Saoudite.

"Il vous a créé, dans le ventre de vos mères, création après création, dans trois coiffes (voiles) de ténèbres."

Cet énoncé vient de la sourate 39. Nous ne savons pas quand est ce qu'on a découvert que les êtres humains se développaient dans l'utérus (ventre), mais la première illustration connue d'un foetus dans l'utérus fut dessinée par Léonard de Vinci, au 15ème siècle. Au 2ème siècle après J.C., Galien décrivit le placenta et les membranes du foetus dans son livre "On the Formation of the Foetus". Par conséquent, les médecins du 7ème siècle après J.C. savaient vraisemblablement que l'embryon humain se développait dans l'utérus. Il est invraisemblable qu'ils aient su qu'il se développait en stades, même si Aristote avait décrit les stades de développement de l'embryon d'un poussin au 4ème siècle avant J.C. La découverte de l'embryon humain se développant par stades n'a pas été discutée et illustrée avant le 15ème siècle.
 

Le développement embryonnaire.(suite)...

Le développement embryonnaire.(suite)...
Ce n'est que lorsque le microscope fut découvert au 17ème siècle par Van Leeuwenhoek que des descriptions ont pu être faites des premiers stades de l'embryon du poussin. Les stades des embryons humains n'ont pas été décrits avant le 20ème siècle. Streeter (1941) a développé le premier système de stades qui est maintenant remplacé par un système plus précis, proposé par O'Rahilly (1972).

"Les trois coiffes (voiles) de ténèbres" peuvent faire référence à (1) la paroi abdominale antérieure ; (2) la paroi utérine ; et (3) la membrane amniochorionique. Bien qu'il existe d'autres interprétations de cet énoncé, celui présenté ici semble le plus logique du point de vue embryologique.

"Puis Nous l'avons consigné, goutte de sperme, dans un reposoir sûr."

Cet énoncé vient de la sourate 23:13. La goutte ou noutfa a été interprétée comme le sperme ou spermatozoïde, mais une interprétation plus significative serait le zygote qui se divise pour former un blastocyste qui s'implante dans l'utérus ("lieu de repos"). Cette interprétation est supportée par un autre verset de Coran qui dit que "l'être humain est créé d'une goutte mélangée." Le zygote se forme par l'union d'un mélange du sperme et de l'ovule ("la goutte mélangée").

"Puis nous avons transformé la goutte des spermes en une création qui s'accroche."

Cet énoncé vient de la sourate 23:14. Le mot "alaca" fait référence à quelque chose qui s'accroche ou à une sangsue. C'est une description appropriée de l'embryon humain du 7ème au 24ème jour lorsqu'il s'accroche à l'endomètre de l'utérus, de la même façon qu'une sangsue s'accroche à la peau. Tout comme la sangsue tire le sang de l'hôte, l'embryon humain tire le sang du décidua ou de l'endomètre d'une femme enceinte. Il est remarquable de voir comment l'embryon de 23-24 jours ressemble à une sangsue.

Le développement embryonnaire.(suite)...

Le développement embryonnaire.(suite)...
Comme il n'y avait pas de microscope ou de lentilles disponibles au 7ème siècle, les médecins ne pouvaient pas savoir que l'embryon humain avait cette apparence de sangsue. Au début de la 4ème semaine, l'embryon est tout juste visible à l'oeil nu parce qu'il est plus petit qu'un grain de blé.

"Puis de quelque chose qui s'accroche, Nous avons créé un morceau de chair mâché."

Cet énoncé vient aussi de la sourate 24:14. Le mot arabe "moudghah" signifie "substance mâchée ou morceau de chair mâchée". Vers la fin de la 4ème semaine, l'embryon humain ressemble quelque peu à un morceau de chair mâchée. L'apparence mâchée est due aux somites qui ressemblent à des marques de dents. Les somites représentent les apparitions ou les régions organogénétiques des vertèbres.

"Puis du morceau de chair mâchée, Nous avons créé des os puis Nous avons revêtu de chair les os."

Cette suite de la sourate 23:14 indique qu'à partir du stade du morceau de chair mâchée, les os et les muscles se forment. Ceci concorde avec le développement embryologique. D'abord, les os se forment comme des modèles de cartilage et ensuite les muscles (chair) se développent autour d'eux à partir du mésoderme somatique.

" Ensuite, Nous en avons produit une toute autre créature."

La partie suivante de la sourate 23:14 implique que les os et les muscles résultent en la formation d'une autre créature. Ceci peut faire référence à un embryon humain qui se forme vers la fin de la 8ème semaine. A ce stade, il a des caractéristiques humaines distinctes et possède les régions organogénétiques de tous les organes et parties internes et externes. Après la 8ème semaine, l'embryon humain est appelé foetus. Ceci peut être la nouvelle créature à laquelle fait référence le verset.

" Et Il vous a assigné l'ouïe et les yeux et le touché et la compréhension."

Cette partie de la sourate 32:9, indique que les sens particuliers de l'ouïe, de la vue et du toucher se développent dans cet ordre ce qui est tout à fait exact. Les régions organogénétiques des oreilles internes apparaissent avant le début des yeux, et le cerveau (côté de la compréhension) se différencient en dernier.

" Puis, d'un morceau de chair mâchée, formée aussi bien qu'informée."

Cette partie de la sourate 22:5 semble indiquer que l'embryon est composé de tissus différenciés et non différenciés. Par exemple, lorsque les os du cartilage sont différenciés, le tissu embryonnaire conjonctif ou mésenchyme autour d'eux n'est pas différencié. Il se différencie plus tard en muscles et en ligaments liés aux os.

Le développement embryonnaire.(suite)...

Le développement embryonnaire.(suite)...
" Et Nous déposons dans les ventres ce que Nous voulons, jusqu'à un terme dénommé."

La partie suivante de la sourate 22:5 semble impliquer que Dieu détermine quel embryon restera dans l'utérus jusqu'au terme final. Il est bien connu que beaucoup d'embryons avortent au cours du premier mois du développement et qu'environ 30% des zygotes qui se forment se développent en foetus qui survivent jusqu'à la naissance. Ce verset a aussi été interprété pour signifier que Dieu détermine si l'embryon se développera en garçon ou en fille.

L'interprétation des versets du Coran faisant référence au développement humain n'aurait pas été possible au 7ème siècle après J.C. ou même il y a 100 ans passés. Nous pouvons maintenant les interpréter parce que la science de l'embryologie moderne nous permet de mieux les comprendre. Il y a sans doute d'autres versets du Coran qui sont reliés au développement humain qui seront compris dans l'avenir, à mesure que nos connaissances augmentent.

Astronomie.

Astronomie.
Le soleil, la lune et leurs orbites
Aujourd'hui, nous savons que la lune tourne autour de la terre en approximativement 29,5 jours. Le soleil a également sa propre orbite, pour laquelle il faut prendre en considération la position du soleil dans notre galaxie.

Notre galaxie comprend près de 100 milliards d'étoiles qui, en les observant, donnent l'impression de former un disque. Ce disque tourne autour de son centre un peu comme un disque vinyle. Ainsi, quand un vinyle tourne, tous les points se trouvant sur ce disque tournent également jusqu'à se retrouver à leur position initiale. De même, chaque étoile dans notre galaxie tourne lorsque cette dernière est en rotation autour de son axe.

Le Docteur Bucaille, dans son ouvrage "La Bible, le Coran et la Science", explique comment la science moderne a évalué en détail l'orbite du soleil : "Afin d'effectuer une révolution complète autour de son axe, notre galaxie et le soleil ont besoin de 250 millions d'années. Le soleil effectue 150 miles par seconde afin de réaliser cette rotation...". Après cette description, il ajoute : " La présente phrase, parlant de l'orbite du soleil, était déjà référencée dans le Coran il y a 1400 ans de cela.". Et pourtant, les scientifiques donnent l'impression qu'il s'agit d'une découverte toute récente.

Deux versets du Coran font référence à la création du soleil et de la lune puis à leurs orbites. Dieu dit :
Sourate 21, Verset 33
"C'est Dieu qui a créé la nuit et le jour, le soleil et la lune. Chacun [de ces derniers] navigue dans une sphère."

Astronomie.(suite)...

Astronomie.(suite)...
Même après la révélation du Coran, les commentateurs n'arrivaient pas à s'imaginer les orbites de la lune et du soleil. Tabari (Xème siècle) n'arrivait pas à l'expliquer. Il dit alors : "C'est un devoir pour nous de rester silencieux lorsque nous ne savons pas.". Il est clair que si le Coran exprimait une idée déjà connue à l'époque, les commentateurs de l'époque l'auraient facilement comprise. Mais ceci, comme l'explique le Docteur Bucaille " était un nouveau concept qui ne sera expliqué que plusieurs siècles après ". Cela confirme bien ce que Dieu a révélé à son prophète Mouhammad :
Sourate 11, Verset 49
"Voilà quelques nouvelles du mystère du monde que nous te révélons [Mouhammad]. Tu ne les connaissais pas auparavant, pas plus que ton peuple."

Astronomie.(suite)...

Astronomie.(suite)...
L'expansion de l'univers
L'expansion de l'univers est sans doute la découverte la plus imposante au niveau de l'importance dans la science moderne. Aujourd'hui, nous pouvons dire que c'est un concept bien établi et le seul débat porte sur la façon dont il s'étend. Ce phénomène a été suggéré par la théorie de la relativité et il est désormais examiné et expliqué grâce aux travaux d'astrophysiciens sur la galaxie et son spectre.

De plus, il semblerait que la taille de l'univers augmente constamment ce qui éloigne davantage les galaxies qui étaient proches auparavant. La vitesse à laquelle ces corps célestes se déplacent, en supposant une expansion sans fin, est comprise alors entre une fraction de la vitesse de la lumière à une vitesse supérieure à cette dernière. Le verset du Coran suivant exprimant la parole de Dieu devrait être comparé avec les idées de ce phénomène observé :
Sourate 51, Verset 47
"Le ciel, Nous l'avons construit par Notre puissance : et Nous l'étendons [constamment], dans l'immensité."

"Le ciel" est la traduction du mot sama'. Il a une signification que l'on peut qualifier d'extra-terrestre car il s'agit ici des cieux qui sont à plusieurs reprises cités dans le Coran. La terre est comprise dans un "ciel" qui est d'ailleurs d'une taille gigantesque. "Nous l'étendons" est la traduction du participe présent musi'una, issu du verbe ausa'a qui signifie : "rendre plus large, plus spacieux, étendre".

Océans et mers.

Océans et mers.
Séparation des océans, fleuves...
La science moderne a découvert qu'à l'endroit où deux mers se rencontrent, il y a une barrière. Cette barrière divise ces deux mers de telle façon que chaque mer a sa propre température, salinité et densité. Pour l'homme, cette barrière n'est pas visible à l'œil nu : l'utilisation d'appareils est alors nécessaire afin de déterminer les différentes frontières entre les mers. Mais Dieu nous en avait pourtant déjà informé :
Sourate 55, Verset 19-20
"Il a donné libre cours aux deux mers pour se rencontrer. Il y a entre elles une barrière qu'elles ne dépassent pas."
Pour ce qui est des estuaires, là où l'eau de mer salée rencontre l'eau douce des fleuves , la situation est quelque peu différente par rapport à la rencontre de deux mers.




En effet, les scientifiques ont découvert que ce qui séparait l'eau salée de l'eau douce était une zone transitoire avec une densité et une salinité particulière. Regardons ce que nous disait le Coran :
Sourate 25, Verset 53
"Et c'est Lui qui donne libre cours aux deux mers : l'une douce, rafraîchissante, l'autre salée, amère. Et Il assigne entre les deux une zone intermédiaire et un barrage infranchissable."

Océans et mers.(suite)...

Océans et mers.(suite)...
Lumière et profondeur
Aujourd'hui, nous savons bien que plus nous allons profondément en mer, plus il fait sombre. En fait, dans une mer profonde ou dans l'océan, le manque de lumière se fait véritablement ressentir à partir de 200 mètres de profondeur. Ensuite, à partir de 1000 mètres, il n'y a plus de lumière du tout : le noir absolu pour un être humain ! Ce phénomène était exprimé dans le Coran au travers de ce verset :
Sourate 24, Verset 40
"[Les actions des mécréants] sont encore semblables à des ténèbres sur une mer profonde : des vagues la recouvrent, [vagues] au dessus desquelles s'élèvent [d'autres] vagues, sur lesquelles il y a [d'épais] nuages. Ténèbres [entassées] les unes au-dessus des autres. Quand quelqu'un étend la main, il ne la distingue presque pas. Celui que Dieu prive de lumière n'a aucune lumière."
Par ailleurs, ce verset nous apporte un deuxième enseignement. En effet, il nous apprend que sans Dieu personne ne peut nous guider.

Océans et mers.(suite)...

Océans et mers.(suite)...
Vagues des océans
Il apporte également un autre élément de niveau scientifique. En effet, les scientifiques ont découvert qu'il existe des vagues intérieures aux océans et qu'elles étaient présentes là où deux niveaux de densités différents se rencontraient, comme l'illustre la figure ci-contre. Ces vagues intérieures recouvrent les eaux profondes des mers et océans parce que les eaux profondes ont une densité plus importante que celles qui sont au-dessus d'elles. Ces vagues intérieures ne peuvent être vues par l'œil humain mais peuvent être déterminées en étudiant la température ou le changement de salinité en certains endroits. Le Coran nous en avait déjà informé, voilà plus de 1400 ans de cela : " .../... des vagues la recouvrent, [vagues] au dessus desquelles s'élèvent [d'autres] vagues, sur lesquelles il y a [d'épais] nuages.../...".
Par Melanie Yakhou
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Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /Déc /2009 06:15

Voici quelques versets extraits du Coran et présentant ses mérites.

Voici quelques versets extraits du Coran et présentant ses mérites.
Sourate 2, Verset 2
"C'est le Livre au sujet duquel il n'y a aucun doute, c'est un guide pour les pieux,"

Sourate 4, Verset 174
"Ô gens! Certes, une preuve évidente vous est venue de la part de votre Seigneur. Et Nous avons fait descendre vers vous une lumière éclatante."

Sourate 5, Verset 15-16
".../... Une lumière et un Livre explicite vous sont certes venus de Dieu! Par ceci (le Coran), Dieu guide aux chemins du salut ceux qui cherchent Son agrément. Et Il les fais sortir des ténèbres à la lumière par Sa grâce. Et les guide vers un chemin droit."

Sourate 6, Verset 92
"Voici un Livre (le Coran) béni que Nous avons fait descendre, confirmant ce qui existait déjà avant lui, afin que tu avertisses la Mère des Cités (la Mecque) et les gens tout autour. Ceux qui croient au jour dernier, y croient et demeurent assidus dans leur Salâ."

Sourate 7, Verset 204
"Et quand on récite le Coran, prêtez-lui l'oreille attentivement et observez le silence, afin que vous obteniez la miséricorde (de Dieu)."

Sourate 39, Verset 23
"Dieu a fait descendre le plus beau des récits, un livre dont (certains versets) se ressemble et se répètent. Les peaux de ceux qui redoutent leur Seigneur frissonnent (à l'entendre); puis leurs peaux et leurs cœurs s'apaisent au rappel de Dieu. Voilà le (Livre) guide de Dieu par lequel Il guide qui Il veut. Mais quiconque Dieu égare n'a point de guide."

Sourate 59, Verset 21
"Si Nous avions fait descendre ce Coran sur une montagne, tu l'aurais vu s'humilier et se fendre par crainte de Dieu. Et ces paraboles Nous les citons aux gens qui réfléchissent."

Sourate 98, Verset 2-3
"Un Messager, de la part de Dieu, qui leur récite des feuilles purifiées, dans lesquelles se trouvent des prescriptions d'une rectitude parfaite."

Voici quelques versets extraits du Coran à méditer.

Voici quelques versets extraits du Coran à méditer.
Sourate 2, Verset 164
"Certes dans la création des cieux et de la terre, dans l'alternance de la nuit et du jour, dans le navire qui vogue en mer chargé de choses profitables aux gens dans l'eau que Dieu fait descendre du ciel, par laquelle Il rend la vie à la terre une fois morte et répend des bêtes de toute espèce, dans la variation de vents et dans les nuages soumis entre le ciel et la terre, en tout cela il y a des signes, pour un peuple qui raisonne."

Sourate 2, Verset 177
"La piété ne consiste point en ce que vous tourniez vos visages vers le Levant ou le Couchant. Vertueux sont ceux qui croient en Dieu et au jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, qui donnent pour l'amour de Dieu des secours à leurs proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l'aide, et pour délier les jougs, qui observent la prière, qui font l'aumône. Et ceux qui remplissent les engagements qu'ils contractent, se montrent patients dans l'adversité, dans les temps durs et dans les temps de violences. Ceux-là sont justes et craignent le Seigneur."

Sourate 2, Verset 255
Ayyat al-koursi
"Dieu! Point de divinité à part Lui, Le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même "Al-Qayyoûm". Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. À Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n'embrassent que ce qu'Il veut. Son trône "Koursi", déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand."

Sourate 13, Verset 26
"Dieu étend largement Ses dons ou (les) restreint à qui Il veut. Ils se réjouissent de la vie sur terre, mais la vie d'ici-bas ne paraîtra que comme une jouissance éphémère en comparaison de l'au-delà."

Sourate 20, Verset 131
"Et ne tends point les yeux vers ce dont Nous avons donné jouissance temporaire à certains groupes d'entre eux, comme décor de la vie présente, afin de les éprouver par cela. Ce que Dieu fournit (au Paradis) est meilleur et plus durable."

Sourate 24, Verset 30
"Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Dieu est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font."

Sourate 24, Verset 35
"Dieu est la Lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est semblable à une niche où se trouve une lampe. La lampe est dans un (récipient de) cristal et celui-ci ressemble à un astre de grand éclat; son combustible vient d'un arbre béni: un olivier ni oriental ni occidental dont l'huile semble éclairer sans même que le feu la touche. Lumière sur lumière. Dieu guide vers Sa lumière qui Il veut. Dieu propose aux hommes des paraboles et Dieu est Omniscient."
Par Melanie Yakhou
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